Materia Medica Data
- Catégorie
- Plantes qui Tonifient le Yang
- Température
- Very Warm
- Nature et Saveur
- Spicy, Bitter, Very Warm
- Canaux Pénétrés
- KI, SP
- Latin (pharmaceutique)
- Fructus Psoraleae Corylifoliae
- Chinois
- 补骨脂
- Marques Tonales
- bŭ gŭ zhī
- Traduction
- Tonify Bone Resin
Actions de la Plante Chinoise
À quoi sert le Bu Gu Zhi en médecine chinoise ?
Le Bu Gu Zhi (fruit de Psoralea) est une plante réchauffante qui tonifie le yang du Rein, consolide (retient) l’essence et réchauffe le yang de la Rate — c’est l’une des principales plantes pour les tableaux de déficience du yang du Rein et un ingrédient clé de la formule classique Si Shen Wan (« Pilule des Quatre Esprits ») contre la diarrhée par déficience du yang du Rein et de la Rate.
Ses principales actions traditionnelles :
- Tonifie le yang du Rein et renforce le yang — pour l’impuissance, le froid et la douleur dans le bas du dos et les genoux, et les extrémités froides dues à la déficience de yang.
- Consolide l’essence (Jing) et retient l’urine — pour la spermatorrhée, l’éjaculation précoce, les mictions fréquentes ou l’incontinence, et l’énurésie liée à une déficience du yang/de l’essence du Rein.
- Réchauffe le yang de la Rate — pour la diarrhée par déficience du yang de la Rate, les ballonnements, le manque d’appétit, les borborygmes et les douleurs abdominales, en particulier la diarrhée du petit matin (« de la cinquième veille »).
Source : sources & références Sacred Lotus, recoupées avec plusieurs sources en ligne et Bensky, Materia Medica (3e éd.).
Posologie de la Plante Chinoise
Quelle est la posologie habituelle du Bu Gu Zhi ?
Couramment 5–10 g en décoction, conformément aux fourchettes standard des materia medica. Il est traditionnellement sauté (souvent préparé au sel ou au vin) avant emploi afin de modérer ses propriétés.
Source : sources & références Sacred Lotus (Bensky ; Chen & Chen). Référence uniquement — pas une prescription.
Contre-indications et Précautions
Existe-t-il des précautions pour le Bu Gu Zhi ?
Le Bu Gu Zhi est contre-indiqué dans les tableaux de chaleur par déficience de Yin — des symptômes tels que sécheresse de la bouche, gorge sèche/douloureuse, constipation, émissions nocturnes, hématurie ou infection urinaire — car sa nature réchauffante et tonifiante du yang peut aggraver la chaleur et la sécheresse. Il est aussi traditionnellement utilisé avec prudence pendant la grossesse. Il est préférable de ne l’utiliser que sous la supervision d’un praticien qualifié de MTC.
Source : sources & références Sacred Lotus (précautions de materia medica de Bensky ; Chen & Chen).
Toxicité et Surdosage
Le Bu Gu Zhi (Psoralea corylifolia) est-il toxique pour le foie ?
Il existe une littérature substantielle et documentée sur l’hépatotoxicité de Psoralea corylifolia — des cas publiés d’hépatite cholestatique aiguë et, dans au moins un cas, une insuffisance hépatique aiguë fatale attribuée au Fructus Psoraleae ou à des produits contenant du Psoralea, ainsi qu’une revue formelle notant une causalité « probable » selon les méthodes standard d’évaluation de la causalité pour un produit ayurvédique contenant du Psoralea. Des études de laboratoire et animales (modèles poisson-zèbre et rat) ont identifié le bakuchiol et des constituants apparentés (dont le 4-hydroxylonchocarpin et le corylifol A) comme composés hépatotoxiques candidats, avec des mécanismes proposés impliquant une perturbation du métabolisme des acides biliaires et des lipides (lésion cholestatique). Ceci est rapporté ici comme information de référence neutre et pertinente pour la sécurité publique, non comme recommandation d’usage.
Sources : PMID 16255343 (étude de cas, hépatite cholestatique aiguë) ; PMID 30975110 (étude de cas et revue de la littérature, insuffisance hépatique aiguë ; relève six cas antérieurs en langue anglaise) ; PMID 19841509 (produit ayurvédique contenant du Psoralea, hépatotoxicité probable selon l’évaluation CIOMS) ; PMID 28639266 (modèle rat, hépatotoxicité cholestatique induite par le bakuchiol) ; PMID 38449808 (modèle poisson-zèbre, hépatotoxicité de l’extrait de Psoralea corylifolia) ; PMID 37598872 (constituants hépatotoxiques candidats). Information de référence, non une garantie de sécurité ou une instruction de traitement.
-
This herb is considered toxic.
(while some Chinese herbs are toxic, it must be noted that many come prepared, or are combined, to mitigate their toxicity)
Interactions Plante-Médicament
Aucune liste bien établie d’interactions cliniques plante–médicament n’est documentée pour le Bu Gu Zhi, mais compte tenu de la littérature sur l’hépatotoxicité ci-dessus, l’emploi concomitant avec d’autres médicaments hépatotoxiques ou chez toute personne présentant une maladie hépatique préexistante constitue une préoccupation de sécurité raisonnable pour la vigilance professionnelle — il s’agit d’une précaution, non d’une interaction spécifique démontrée. Par ailleurs, les psoralènes dérivés du Psoralea sont des composés photoactifs (voir la recherche) ; associer le Bu Gu Zhi à des médicaments photosensibilisants ou à une exposition prolongée aux UV/au soleil constitue donc une préoccupation théorique plausible plutôt qu’une interaction clinique documentée. (Flagged for practitioner confirmation.)
Western / Biomedical Research
Études Cliniques et Recherche
Provided as research context — a summary of published biomedical study, not a therapeutic or medical claim.
Existe-t-il des recherches modernes sur le Bu Gu Zhi (Psoralea corylifolia) ?
Oui — d’abondantes recherches phytochimiques, pharmacologiques et de sécurité, dont un mécanisme de photosensibilité bien documenté. Psoralea corylifolia fut la source originelle du psoralène, un composé furanocoumarine dont la chimie photoactive sous-tend à la fois son usage thérapeutique en photochimiothérapie PUVA pour le psoriasis et le vitiligo, et sa capacité à provoquer une photosensibilisation cutanée (risque accru de coup de soleil/éruption avec l’exposition aux UV) — cette double nature est une caractéristique bien établie de la chimie des psoralènes, rapportée ici à titre d’information de référence, non de recommandation d’usage.
- Chimie photoactive (psoralène) — une revue de 2023 décrit le psoralène comme une furanocoumarine historiquement utilisée en photochimiothérapie pour le psoriasis, le vitiligo et le leucoderme, aux côtés d’un intérêt de recherche anticancéreux, anti-inflammatoire et anti-ostéoporotique ; la photoactivité même qui permet la thérapie PUVA est à la base des préoccupations concernant la photosensibilité lors d’une exposition non supervisée au soleil/aux UV.
- Recherche sur la santé osseuse (efficacité au regard de la toxicité) — une méta-analyse de 2026 a spécifiquement évalué à la fois l’efficacité et l’hépatotoxicité de Psoralea corylifolia pour l’ostéoporose post-ménopausique, reflétant la façon dont le domaine considère aujourd’hui cette plante comme pharmacologiquement active mais exigeant un examen de sécurité.
Dans l’ensemble, la littérature moderne sur cette plante est particulièrement explicite quant à l’équilibre entre une activité pharmacologique documentée et un profil d’hépatotoxicité et de photosensibilité réel et publié ; ceci est présenté strictement comme contexte de recherche, non comme une allégation thérapeutique ou de sécurité.
Sources : PMID 37752710 (revue de phytochimie/pharmacologie du psoralène) ; PMID 42331197 (méta-analyse d’efficacité et d’hépatotoxicité, ostéoporose post-ménopausique) ; sources sur l’hépatotoxicité citées ci-dessus. Contexte de recherche, non une allégation thérapeutique.
Notes sur la Plante
De quelles formules le Bu Gu Zhi fait-il partie, et comment se combine-t-il avec d’autres plantes ?
Le Bu Gu Zhi est surtout connu comme plante centrale de Si Shen Wan (« Pilule des Quatre Esprits »), la formule classique contre la diarrhée par déficience du yang du Rein et de la Rate, où il est associé au Rou Dou Kou (muscade), au Wu Zhu Yu et au Wu Wei Zi. Son double rôle — réchauffer le yang du Rein tout en réchauffant la Rate — explique pourquoi il fait le pont entre la tonification du yang du Rein et celle du yang de la Rate au sein d’une même prescription, plutôt que d’être employé uniquement comme plante du Rein.
Les propres archives de formules de Sacred Lotus relient également le Bu Gu Zhi au Hei Xi Dan et au Qi Bao Mei Ran Dan, deux prescriptions classiques tonifiant le yang/l’essence et fonçant les cheveux. (Contexte de formule traditionnelle, non un conseil de traitement.)
Source : sources & références Sacred Lotus (liens croisés de formules) ; Bensky, Materia Medica (3e éd.).
Sources & References
Compiled and edited by Thomas Dehli, Founder & Editor, Sacred Lotus Updated
The information here is referenced from numerous sources — teachers, practitioners, class notes from Five Branches University, the books below, and the published research literature, with citations given as resolvable PubMed identifiers. Where sources disagree, I have flagged the discrepancies directly. If facts couldn't be verified, I have left them out. How we source our content.
Reference information for students and practitioners — not medical advice. Consult a qualified practitioner. Terms of use.
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